Chaque semaine, le président Frédéric Pastorello s’exprime dans son mot, un billet d’humeur vif et piquant sur l’avenir du club, la société, les institutions. Épisode 4 ce jeudi.

Morosité quand tu nous tiens.

Il n’y a pas un jour où je ne fais pas la promotion de mon club. Et je sors de ma poche 2 invitations pour venir découvrir notre équipe.

Et depuis plusieurs mois j’ai la même réponse : “ah oui super, on va essayer de venir.”

Mais la réalité est tout autre depuis la pandémie. On a pris de mauvaises habitudes et on fait moins l’effort d’aller vers les autres, de sortir, de découvrir.

Réfléchissez, combien de fois avez- vous invité vos amis à la maison depuis 1 an ?

Combien de fois, vous avez fait la démarche d’aller voir un match de volley ou autre ?

Ou tout simplement combien de fois êtes-vous allé avec madame au restaurant ?

Alors, oui il fait froid, alors oui je suis fatigué, alors oui, il y a Danse avec les stars.

La réalité, c’est que nous sommes à l’abri dans nos cocons, mais est-ce cela la vraie vie ?

Maintenant, faites vous la réflexion que par nos démarches collectives nous mettons en danger nos plaisirs. Les restaurants du soir, les cantines du midi vont fermer, les spectacles vont se raréfier, et les clubs sportifs mourir de ne plus vous avoir à nos côtés.

Supporter un club a plusieurs visages :

C’est être membre,

C’est être bénévole,

C’est être donateur,

C’est avant tout être dans nos stades, dans nos salles.

Tous les clubs pros ont continué à jouer dans des salles vides pendant des mois en attendant votre retour.

Alors, maintenant, et dès samedi on choisit une affiche, un resto, un ciné près de chez soi et on fait l’effort, car le repli sur soi est un ennemi plus grand qu’un virus.