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 Cette année le club s'associe à Kathy Natton , journaliste à NiceMatin qui nous suit régulièrement , elle a également collaboré pour l'Equipe et France Football. Elle nous livrera son analyse et se focalisera sur différents aspects du club tout au long de la saison.

 

Article Publié le 05/11

 

Philippe CHOTARD : « la ville a toujours suivi le club dans son aventure »

Depuis plusieurs années déjà et, qui plus est depuis que l’équipe fanion évolue en LAF, Philippe CHOTARD ne se prive jamais de venir encourager « ses joueuses» aux Oiseaux.

20 ans de fidélité

Une passion pour le sport qui ne date pas d’hier puisque le DGAS (Directeur Général Adjoint des Services) en charge des sports et de la Jeunesse à la ville de Mougins, est entré à la mairie en 1997 avant d’être nommé directeur des sports deux ans plus tard. « Pour l’anecdote, c’est également en 1999 que Fred PASTORELLO a pris la présidence du club », rappelle-t-il au passage. 20 ans d’échanges et de passion entre les deux hommes qui savent exactement ce qu’ils veulent et jusqu’où ils peuvent aller pour conjuguer ambition et équilibre des comptes.

Une ville nature

Classé 15/1 quand il jouait au tennis, Philippe CHOTARD pratique aujourd’hui le raid trail et la course d’orientation avec des participations aux championnats de France et  PACA. C’est d’ailleurs vers la pleine nature que la politique sportive mouginoise a choisi de donner sa priorité. « Nous développons les activités bord de mer comme la randonnée palmée le long des côtes, l’apprentissage de l’apnée, la plongée sousmarine, le kayak de mer, le paddle, mais aussi tout ce qui peut se pratiquer en moyenne montagne comme le VTT, la course d’orientation et en haute montagne avec des initiations au canyoning, l’escalade, la via ferrata, la spéléo. Tous ces sports nature sont vraiment dans notre ADN ». Pour preuve, la ville de Mougins sera l’un des maillons forts lors de la première édition du festival outdoor organisé le Conseil Départemental (du 30 avril au 3 mai 2020).

 

Le MOM club phare

Et le volley dans tout ça ?

« C’est le club phare de notre commune, celui qui nous preprésente sur tout l’Hexagone. Il s’est construit autour de deux fortes personnalités que sont Fred PASTORELLO, le président et Marie TARI que je considère comme l’un des meilleurs entraîneur de France et qui plus est la seule féminine en LAF » tient-il à préciser.

Après avoir grimpé les échelons depuis la division régionale jusqu’à l’accession en LAF au printemps 2018, la ville et le club ont toujours travaillé main dans la main.

« A chaque étape du club, nous avons donné un écho favorable pour le suivre dans son aventure. Toutes les montées de l’équipe féminine ont été bien préparées ». Un pas après l’autre que le Président a su anticiper en allant voir les édiles pour connaître leurs intentions en cas d’accession. C’est ainsi que depuis 1999 où la suvbention de la ville s’élevait à 150 000 Frs (soit un peu moins de 23 000 euros), le club bénéficie aujourd’hui d’une aide communale de 300 000 euros.

A cela, la ville de Mougins a également fait des investissements pour améliorer les installations sportives et accorder une attention particulière à l’ensemble de ses

5 500 licenciés pour une population de 19 000 habitants. « Outre l’équipe de volley professionnelle et le MOM en général, nous avons deux clubs très importants dans la communes qui sont le football avec ses 700 licenciés au FCM et le Cannes Mougins Judo et ses 1 100 adeptes qui en fait le deuxième club de France en terme de licenciés et qui évolue en 1 ère division nationale ».

 

Une tribune rétractable en 2020

Un plan développement et modernisation qui va se poursuivre en 2020 puisque la salle des Oiseaux, outre son nouvel éclairage led et sa nouvelle couche de peinture au sol, se verra équiper d’une tribune rétractable pour la prochaine saison tandis que les WC publics seront rénovés et mis aux normes PMR (personnes à mobilité réduite). « Après tout ça, nous avons prévu de refaire les vestiaires » annonce Philippe Chotard qui tient aussi à préciser que le plan de modernisation des infrastructures sportives engagé par la ville de Mougins ne se limite pas à la seule réfection du gymnase mais concerne bien l’ensemble du complexe des Oiseaux.

Le volley de 1 à… 99 ans

Avant le lancement de cette deuxième saison en LAF pour les volleyeuses du MOM, la ville de Mougins et le club avaient également tenu à faire une présentation officielle de leur équipe. Une première mise en lumière en accord avec l’état d’esprit de la commune et des dirigeants puisqu’elle s’est faite sur la place du village, autour d’un food-truck « pour que tous les Mouginois ne soient pas simplement spectateurs mais acteurs et puissent avoir un contact direct avec les joueuses ».

Pour Philippe Chotard l’idée de « partage et du vivre ensemble » est essentiel pour que cette belle aventure entamée depuis 20 ans avec le MOM perdure. Un équilibre entre sport de haut niveau, sport de masse et formation des jeunes que le club a su trouver pour que tous ceux qui aiment le volley puisse y trouver un vrai plaisir. Un partage que le MOM a souhaité développer dès le plus jeune âge en mettant en place une section baby volley pour les 1-3 ans ainsi que l’ intervention de ses joueuses professionnelles dans les écoles et les établissements pour personnes âgées.

A Mougins comme au MOM, le volley est carrément devenu un art de vivre, ouvert à toutes et tous !

Cette année le club s'associe à Kathy Natton , journaliste à NiceMatin qui nous suit régulièrement , elle a également collaboré pour l'Equipe et France Football. Elle nous livrera son analyse et se focalisera sur différents aspects du club tout au long de la saison.

 

Article Publié le 17/10

 

Pauline MARTIN, 100 % dans l’esprit du MOM

 

La centrale de l’équipe de France sera l’un des éléments forts sur lequel, le club mouginois mise cette saison pour faire grandir le groupe et pourquoi pas viser la partie haute du tableau. Une marche que les filles de Marie Tari avaient manqué de peu lors de leur première apparition en LAF, la saison dernière.

 

Un groupe remanié durant l’été sans perdre de vue l’ADN mouginois qui est de faire confiance aux jeunes et particulièrement aux Françaises. Un cadre dans lequel l’internationale Pauline MARTIN entre de plain pied.

 

Mougins, son premier choix

 

A 25 ans (elles les aura le 20 octobre prochain), Pauline Martin semble déjà avoir pris ses marques au sein de sa nouvelle équipe. Il faut dire qu’elle ne vient pas de très loin (Aix-Venelles) et que son transfert n’a pas été très compliqué à régler.

 

« Mougins a été ma première proposition et j’ai beaucoup aimé le contact avec le Président et Marie. Cela s’est fait tout naturellement. Le mots de Marie, sa façon de voir le volley et le groupe qu’elle souhaitait construire m’ont séduite. Elle sait tirer le maximum de chaque joueuse pour les pousser vers le haut. De plus, j’aime la philosophie du club qui privilégie la formation des joueuses françaises et puis je retrouve ici plein de copines avec qui j’ai partagé des sélections ce qui est évidemment un plus ».

 

Le volley dans le sang

 

La native de Montpellier n’a pas eu à chercher bien loin pour choisir son sport majeur car ses parents sont déjà immergés dans le milieu volley bien avant sa naissance. En effet, Frédéric Martin, le papa, a été professionnel sous les couleurs de l’Arago Sète où il a notamment joué avec Luc Marquet, l’entraîneur de l’AS Cannes, tandis que sa Maman a évolué en Nationale 1. Un papa qui sera aussi l’entraîneur de ses deux filles volleyeuses, Pauline et Clara, la cadette.

 

D’abord danseuse

 

Mais avant de monter au filet, la petite Pauline débute son parcours ludique par  la danse classique, le jazz et l’équitation. « J’ai même fait du basket en UNSS, mais le volley restait la base de mes activités sportives ».

 

Un fil conducteur qu’elle va finalement tenir à deux mains dès son entrée au pôle France à Boulouris. Pauline a alors 13 ans et quitte pour la première fois le cocon familial. « Je rentrais tous les week-end chez moi, alors ce n’était pas si difficile que ça » tempère-t-elle. Un retour à domicile où elle en profite pour jouer avec son équipe de N3 à l’Arago de Sète. Suivront son intégration à l’IFVB à Toulouse, ses premières sélections en équipe jeunes jusqu’à ce que Béziers lui propose de signer son premier contrat professionnel en 2013. « J’ai commencé par un contrat d’aspirant. Je faisais tous les entraînements avec les pros où j’ai fait quelques entrées pendant les matchs, mais je jouais avec la N2 et je participais aussi à la Coupe de France Jeunes ».

 

Le volley à temps plein

 

Un rythme qui s’intensifie au fil des années, mais Pauline n’en néglige pas pour autant les études. Elle obtiendra son bac S à 17 ans en profitant d’un aménagement de programme sur deux ans avant de valider une licence en biologie. Une voie qu’elle va finalement quitter pour basculer en STAPS et entériner son master 2 en juillet dernier.

 

C’est aussi pour faire une petite pause que Pauline a décidé de mettre ses études entre parenthèses cette année pour se consacrer entièrement à sa vie de joueuse professionnelle. « Je veux faire du volley à 100 %, ce sera la première fois et j’ai envie de le vivre à fond ».

 

Une pause dont va profiter son nouveau club mouginois car après Béziers avec qui elle a vécu sa première expérience en ligue des champions (2013/2017), ses deux dernières saisons sous les couleurs d’Aix-Venelles, sans oublier son parcours avec les Bleues d’Emile Rousseau où la France a terminé 6ème de l’EuroVolley, Pauline a ressenti le besoin de souffler.

 

Pour cela, la centrale tricolore a fait quelques entailles dans son planning afin de profiter de son temps libre pour se remettre à ses passions qui sont le dessin, la lecture et les randonnées dans la belle nature azuréenne qu’il lui tarde de découvrir.

 

A quelques heures à peine du lever de rideau de la nouvelle saison face aux espoirs de France Avenir, Pauline se montre impatience mais aussi très ambitieuse. « J’aime l’évolution qu’a connue ce club en faisant confiance à de jeunes joueuses encadrées par quelques filles d’expérience. C’est l’identité du MOM qui a réussi à professionnaliser tout en gardant son âme et je suis fière de participer à cette évolution ».

 

 

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Article Publié le 20/03

Alexia JOFFRIN, le volley à « sang pur sang » !

 

Quand on naît dans une famille où l’on respire le volley de génération en génération, difficile d’échapper aux manchettes, blocs et autres services. « Je suis presque née dans un gymnase » confirme d’ailleurs Alexia JOFFRIN, l’une des nouvelles joueuses recrutée à l’intersaison par Marie Tari.

Un destin tout tracé pour Alexia dont la Maman, Barbara Braem a évolué au club de Toulon Six-Fours avec lequel elle a disputé une Coupe d’Europe. Quant au Papa, lui aussi est monté au filet jusqu’en N2 et avant ses parents, ses grands parents…

De plus, la petite Alexia est une recrue tombée du ciel pour le club varois dont l’excellence de la formation est largement reconnue dans l’Hexagone, véritable pépinière pour futures pros puisqu’Alexia a tapé dans ses premiers ballons aux côtés d’Amandine Giardino, la libéro des Bleues et du Volero Le Cannet. A l’âge où jouer avec ses copines est plus important plus que le résultat.

 

Renversée par un bus à 11 ans

 

Avec une taille (1,73 m) qui fait déjà rêver les techniciens, la jeune Alexia commence alors son parcours en sélection jusqu’à son accident à l’âge de 11 ans. « Je me suis fait renverser par un bus. Je suis restée trois semaines à l’hôpital et trois mois en rééducation, mais j’ai gardé des séquelles car avec une jambe déformée, j’ai du apprendre à gérer mon corps et à faire très attention à mon hygiène de vie » explique-t-elle. Un malheureux événement qui va l’écarter des gymnases pendant une année, mais sans pour autant lui ôter l’envie de jouer au volley. « J’ai repris assez vite et comme j’ai rapidement progressé, j’ai intégré le pôle espoirs de Boulouris l’année suivante ». Alexia passera deux années dans le centre varois avant de rejoindre le centre de formation d’Istres.

 

A 14 ans, Alexia Joffrin commence alors à découvrir le monde professionnel. « J’ai participé à la préparation estivale avec le groupe pro et c’était cool, mais je jouais avec la N2 ». Seulement l’équipe réserve va tomber en N3. Qu’importe, Alexia est là pour apprendre et c’est à Istres qu’elle poursuit sa formation. Pendant quatre saisons (2012/2016) le club provençal occupera une belle place dans la ligue A féminine avant de tomber en Elite. C’est à ce moment là qu’Alexia va se faire une vraie place au soleil dans le six istréen, toujours sous la baguette du technicien belge, Jean-Pierre Staelens. Deux saisons dans l’antichambre de la LAF où les combats seront rudes, notamment avec les voisines de Mougins. Pourtant, après s’être épanouie sous le soleil de Provence et être arrivée à terme de son dernier contrat avec l’IOPVB, Alexia est face à un dilemme. « J’avoue que j’étais un peu perdue car je devais choisir entre rester dans un certain confort à Istres où j’étais sûre de jouer en Elite puisque mon entraîneur souhaitait que je reste, soit je tentais une nouvelle aventure ailleurs tout en sachant que je devais faire très attention à mon futur encadrement médical ». Un point essentiel pour Alexia qui doit se sentir en confiance avec toutes les infrastructures techniques de son prochain club. « Il est important que les gens qui m’entourent m’écoutent et puissent s’adapter à mes besoins physiques. Avec le temps j’ai appris à savoir ce dont j’avais besoin et parfois, musculairement, je dois même en réclamer davantage ». Une écoute et une attention qu’Alexia a su trouver auprès de Marc Raquil, le préparateur physique et de ses entraîneurs, Marie Tari et Irina Labazhévich. Un point capital qui a permis à Alexia de rejoindre le MOM cet été, mais ce n’est pas le seul à avoir fait pencher la balance en faveur du club azuréen. « Mougins avait déjà fait une première approche la saison dernière. Nous étions adversaires en Elite (c’est d’ailleurs sur un dernier succès aux Oiseaux face aux Istréennes d’Alexia que le MOM a validé son ticket pour la LAF en avril dernier) et je connaissais déjà certaines joueuses ». Et puis, outre le fait d’être enfin une joueuse à part entière en LAF, Alexia n’est pas la seule Istréenne à avoir fait le choix du MOM en fin de saison puisqu’elle a été accompagnée par Chloé Domenichini et avant elles, Margot Le Moigne avait déjà opté pour le même chemin.

 

En s’engageant avec le MOM, Alexia a aussi souhaité privilégier sa progression. « Je veux avancer sur mes points faibles qu’ils soient physiques ou dans le jeu. Je sais que je peux apporter un plus à l’équipe sur mon jeu arrière et c’est d’ailleurs le discours que m’a tenu Marie pour m’expliquer le rôle qu’elle voulait me donner dans l’équipe ».

 

Un deuxième étape dans son plan de carrière qui semble bien engagée pour celle qui rêvait de faire des études de médecine après son Bac S, mais qui a du arrêter son cursus universitaire en licence biologie, incomptible avec le planning d’une joueuse professionnelle. « A Mougins, j’ai découvert un club très accueillant où je me suis sentie à l’aise tout de suite et où j’ai vite trouvé ma place dans le groupe ».

 

A 24 ans, Alexia préfère donc se donner à 100 % dans sa carrière de sportive de haut niveau. Pour la suite, cette « curieuse de tout et lectrice éclectique » a déjà plusieurs pistes en tête. Elle envisage même de faire chaque année une formation différente pour ne se fermer aucune porte car tout l’intéresse.

 

Mais en attendant, l’attaquante du MOM se prépare à recevoir le leader Mulhouse, ce samedi. Une rencontre forcément délicate pour Alexia et ses partenaires qui auront à coeur de briller devant leur public.

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Article Publié le 20/03

 

  Un Sponsor devenu Supporter... et qui tient ses promesses.

 


Un pari est un pari, "Après le voyage catastrophique à Nancy, Stéphane annone qu'en cas de victoire se serait Champagne. Chose promise chose due avec un magnifique Magnum qui sera dégusté le soir officiel du maintien.

Stéphane NAVE : « je suis devenu un vrai supporter »

Stéphane NAVE est gérant de WI FINANCE, une société de gestion patrimoniale implantée dans le quartier du Font de l’Orme à Mougins et depuis deux ans, il a décidé de s’investir dans le sport de sa commune en soutenant le club de volley. Une première approche qui s’est faite au détour d’une réunion organisée par la mairie à l’espace culturel Scène 55 et qui s’est transformée en lien d’amitié avec les dirigeants du MOM.

Stéphane, présentez-nous votre société ?
« Pendant 15 ans, j’ai travaillé dans un fonds de pension anglaise et j’ai finalement décidé de me mettre à mon compte. J’ai ouvert mon bureau au Font de l’Orme car il y a 20 ans que je suis domicilié à Mougins. Je fais du conseil pour de l’optimisation fiscale, des compléments de retraite, de l’investissement immobilier afin que chacun puisse se constituer une épargne de qualité. Je travaille avec tous les grands groupes financiers et mon assureur est le Crédit Mutuel de Bretagne. J’ai un statut CIF (Conseiller en Investissement Financier) et nous ne sommes que 2 300 en France et un agrément AMF (Autorité des Marchés Financiers publique et indépendante qui réglemente, autorise, surveille, contrôle mais aussi enquête et sanctionne) ».

Avant le MOM quel était votre rapport au sport ?
« J’ai pratiqué le vélo à l’ESC (Etoile Sportive de Cannes) et je suis un passionné de sport ».

Et le volley dans tout ça ?
« Je dois avouer que je n’y connaissais rien, même pas les règles du jeu ! Et puis un jour j’ai assisté à une réunion organisée par le Maire à la Scène 55 où il y avait Stéphane et Odile Diagana, des chefs d’entreprises et des représentants des clubs de la ville, dont Frédéric Pastorello. Il m’a parlé de ses projets, cela m’a plu et je me suis dit pourquoi pas apporter mon soutien à un club de ma ville. Cela s’est fait naturellement mais à l’époque l’équipe première était en élite ».

Alors qu’est-ce qui a changé pour vous depuis sa montée en LAF ?
« D’abord je dois dire que je n’aurais jamais imaginé qu’elles parviennent au plus haut niveau. Très vite, je suis devenu un fidèle supporter. D’ailleurs je tiens à remercier Frédéric qui n’a pas augmenté ma cotisation partenaire pour autant ! »

Mais votre soutien ne se limite pas à une seule aide financière ?
« C’est vrai, j’essaye d’être présent sur les matchs à domicile et quand je ne suis pas là, je m’arrange toujours pour que ma table soit remplie. Pour le match d’ouverture du championnat, contre le RC Cannes, j’avais d’ailleurs invité Stéphane et Odile Diagana. D’ailleurs, je regrette que les plus gros sponsors du club ne viennent pas plus souvent voir les matchs et aussi qu’ils ne communiquent pas davantage en interne pour faire venir plus de monde et soutenir nos volleyeuses qui le méritent bien ».

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 Article Publié le 20/02

 

 

Elena SAVKINA : une forte envie de jouer

 

 

Du haut de son mètre 94, Elena SAVKINA commence à se faire un nom dans le volley professionnel. Formée à l’école russe du Luch Moscou, elle fait ses grands débuts au plus haut niveau en rejoignant l’équipe Proton à Saratov, sur les bords de la Volga, puis en acceptant de signer au Volero Zurich (2016/17). Là où doit vraiment commencer sa carrière.

 

Seulement, tout ne se passe pas comme prévu dans le premier club helvète où la concurrence est rude et, comme si ce n’était pas suffisant, la jeune Elena va avoir quelques soucis avec ses documents administratifs qui la laisseront sur la touche.

 

Ce sera donc une année blanche pour la jeune moscovite qui s’entraîne beaucoup, mais ne joue pas.

 

Son agent lui propose alors de rejoindre Le Cannet, filiale française du Volero Zurich. Là encore, les joueuses de renom qui rejoignent le club cannettan sont légion et Elena n’aura que très peu de temps de jeu pour s’affirmer. Un passage à Maillan qui lui laisse quand même de bons souvenirs, même si elle est sortie de cette saison avec un nouveau manque en temps de jeu.

 

 

Championne d’Europe juniors

 

Pour celle qui a commencé le sport très jeune par la natation, elle va mettre l'activité physique entre parenthèses pendant plusieurs années avant d’avoir un nouveau déclic à 15 ans. « C’est ma tante qui m’a proposé d’essayer le volley et c’est comme ça que j’ai rejoint le club de Luch ». Sa taille et son envie de progresser vont alors lui ouvir les portes de l’équipe nationale juniors avec qui elle décrochera un titre de championne d’Europe.

 

Alors quand son agent lui propose de rejoindre Mougins, le petit club voisin qui vient d’accéder à la LAF pour la première fois de son histoire, la jeune attaquante russe n’hésite pas longtemps à s’engager dans ce nouveau collectif. Ce nouveau défi lui plaît et il lui permet aussi de rester dans la région où elle commence à se faire des amies et savoure avec gourmandise le moindre rayon de soleil.

 

A Mougins pour jouer

 

Sa motivation principale ? « La promesse que je joue vraiment » lance Elena. Car c’est vraiment ça qu’elle attend pour éclore vraiment aux yeux de tous et pourquoi pas se frayer un nouveau chemin vers l’équipe de Russie.

 

Sur son premier bilan avec Mougins, la numéro 14 du MOM veut positiver. « Ce n’est pas mal pour une première saison au plus haut niveau autour d’un collectif qui a quand même bien changé. Ce qui est dommage c’est qu’on a laissé trop de points sur la route par manque de chance (ou de mental ?) ». 

 

Sous la direction de Marie Tari, Elena doit s’adapter aux nouveaux plans de jeu de la technicienne mouginoise qui mise sur le jeu rapide autour de ses deux passeuses, Margot Le Moigne et Chloé Domenichini. « C’est à moi de m’adapter » reconnaît Elena qui travaille dans ce sens. Des efforts sur le terrain qui l’empêche sans doute de progresser en français ! Heureusement, Irina est là pour traduire mais aussi pour faire le lien avec sa Russie natale, loin de ses parents et ses deux petites sœurs qui lui manquent forcément.  

 

Vendredi, elle retrouvera le gymnase de Maillan pour affronter ses anciennes partenaires du Cannet, devenues depuis le Volero Le Cannet.

Un derby où Elena Savkina voudra forcément briller, tout en se mettant au service du collectif car c’est aussi l’esprit mouginois.

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Article Publié le 18/01

Julie Oliveira Souza : « On mérite mieux ! »


Elle aurait pu être basketteuse ou jouer au tennis, mais Julie Oliveira Souza a finalement choisi de revenir à ses premières amours sportives : le volley.
Il faut dire que bon sang ne saurait mentir puisque, comme elle se nomme elle-même, elle est un « bébé gymnase ».
Dès ses premiers mois, elle accompagne partout son papa, le Brésilien Silas Souza, alors joueur professionnel, dans toutes les salles de l’Hexagone (Grenoble, Toulouse, Le Goelo). Brigitte, sa maman, elle aussi ancienne volleyeuse amateur, l’inscrit au baby puis à l’école de volley. Mais à 9 ans, elle arrête tout. Un break de 4 ans au cours duquel elle va goûter à d’autres disciplines, mais peu encline à prendre des coups sous les paniers et trop seule sur un terrain de tennis, elle va reprendre logiquement sa place dans un six de volley. Pour cela, elle choisit de rejoindre Seyssins pour sa réputation de club formateur .

Le pôle France et l’IFVB

Une longue coupure à l’âge crutial où les futurs talents émergent, mais cela ne préoccupe pas plus que ça la jeune Julie. « A cette époque, je n’avais encore aucun projet et certainement pas celui de devenir professionnelle, mais en participant à mes premières volleyades, j’ai accepté de rejoindre le pôle France à Chatenay Malabry près de Paris ». Deux ans plus tard, Julie poursuit son cursus à l’IFVB Toulouse avant de signer son premier contrat pro à Quimper.
Elle a alors 18 ans et le club breton vient d’accéder à la LAF. Une première expérience dont elle ne garde pas un excellent souvenir, aussi elle décide de signer à Evreux, club qui vient de quitter la LAF pour la DEF. C’est Olivier Lardier, bien connu sur la Côte, qui a pris la direction du club normand et Julie ne va pas regretter son choix. « J’ai passé de très bons moments à Evreux, mais lors de ma troisième année, je me blesse au dos sur le premier match de championnat et suis quasiment absente toute la saison. Malgré cela, le club voulait me garder, mais il fallait que je vois plus grand si je voulais progresser ». Elle profite toutefois de son long séjour ébroïcien pour obtenir son bac S. A ce moment là, elle souhaite poursuivre des études en communication par correspondance. Si elle réussit les épreuves écrites, l’oral ne passe beaucoup moins bien. En tant qu’étudiante libre, elle reçoit un accueil des plus glacial de la part du jury. Un coup de froid qui la décourage de continuer vers la com’ et elle s’engage vers une autre voie plus « zen », celle d’une formation en hypno-thérapie.
Un complément d’études qui ne lui fait pas oublier qu’elle est d’abord une volleyeuse professionnelle. Saint-Raphaël lui fait alors une proposition. Sans hésiter, elle met le cap vers la cité varoise. « Pour son entraîneur (Julio Cesare Bregoli), mais aussi pour découvrir le vrai volley de haut niveau », admet-elle. Seulement, la jeune Julie entre dans un groupe très expérimenté, où la concurrence à son poste de pointue est sévère.
Ce sera donc une nouvelle saison de frustration pour Julie Oliveira Sousa, qui n’obtiendra que très peu de temps de jeu.

Le MOM pour reprendre confiance

Encore une fois, elle doit faire un nouveau choix pour avancer plus vite d’autant que les portes de l’équipe de France commencent à s’ouvrir devant elle avec comme objectifs l’Euroe 2019 et les J.O. 2024 à Paris.
Marie Tari n’a pas attendu sa dernière saison chez les voisines de Saint-Raphaël pour s’intéresser à la jeune pointue. A plusieurs reprises, leurs chemins se sont croisés en DEF, mais à cette époque, le MOM n’a toujours pas réussi à atteindre cette dernière marche qui le conduirait dans la Cour des Grandes.
Et une fois le précieux sésame en poche, l’entraîneur du MOM n’a pas tout de suite jeter son dévolu sur le profil de Julie, d’autant qu’elle pensait qu’elle s’était déjà engagée dans un autre club. Marie est plutôt à la recherche d’une ailière française. « C’est en discutant de tout autre chose avec Emmanuel Fouchet (ancien entraîneur de Quimper, Evreux et aujourd’hui manager de l’équipe de France féminine), qu’ils en sont venus à évoquer mon nom » explique la future pointue du MOM.

 

Gagner en lucidité

Libre et surtout sans club après sa décision de quitter Saint-Raphaël, la candidature Oliveira Souza prend alors un intérêt tout particulier pour l’entraîneur de Mougins. Une fois le contact établi, les accords ne tardent pas à prendre forme et Julie s’engage à fond dans cette nouvelle aventure. « Je suis vraiment très reconnaissante envers le club qui m’a pas hésité à me faire confiance et je n’ai qu’une envie, c’est de participer activement à la construction pérenne du MOM en LAF ».
Un nouveau départ que Julie n’a pas manqué avec ses nouvelles partenaires, même si quelques regrets fleurissent ici et là après des points trop facilement perdus. Un manque à gagner auquel elle tente de trouver quelques explications. « Quand on arrive à tenir tête à des équipes plus expérimentées, on se met à douter au moment le plus important du set, celui où il faut conclure. On perd en lucidité ce qui nous pousse à la faute. Il faut absolument qu’on apprenne à gagner et c’est le message que nous martèle sans cesse Marie, car on mérite mieux que notre classement actuel. Attention, je ne dis pas ça par prétention, car si nous en sommes là c’est aussi en fonction de nos résultats ».

Un staff de haut niveau

A la fois ambitieuse et très lucide, Julie entend bien effacer les points faibles des premiers matchs en y ajoutant cette dose confiance en elle et pourquoi pas faire du MOM la belle surprise de cette saison 2018-2019.
En tout cas, ce qui apparaît comme une évidence dans sa nouvelle vie sportive, c’est que Julie Oliveira Souza se sent bien à Mougins. Elle apprécie particulièrement l’encadrement du MOM. « Ici, j’ai découvert un staff d’exception où tous ceux qui participent à notre préparation ont été des sportifs de haut niveau comme Marie (Tari), Sacha (Fomina), Irina (Labazhevich) et Marc (Raquil). Quand ils discutent entre eux, c’est parfois très impressionnant et je réalise ma chance de profiter de leur expérience ».
Un privilège dont la jeune Julie entend bien se nourrir pour imposer la puissance de son bras gauche du haut de son mètre 94 sur tous les terrains de France mais aussi sous le maillot frappé du Coq avec des échéances à court terme dès cet été et l’Euro 2019 (du 23 août au 8 septembre). Une compétition entre les plus grandes nations d’Europe que la pointue mouginoise espère bien ajouter à sa carte de visite.
Pour cela, Julie doit continuer à se forger un mental à toute épreuve et apprendre à ne plus rien lâcher pour amener son club vers de plus hautes sphères et faire sa place chez les « Bleues » de France.

 

Cette année le club s'associe à Kathy Natton , journaliste à NiceMatin qui nous suit régulièrement , elle a également collaboré pour l'Equipe et France Football. Elle nous livrera son analyse et se focalisera sur différents aspects du club tout au long de la saison.

 

Article Publié le 15/01

 

Marie Tari : « On est à notre place en LAF et on va y rester ! »

 

Les volleyeuses du MOM ont fini l’année 2018 sur une note positive en s’imposant au tie-break dans leur salle des Oiseaux face à Venelles.

Avec ces deux nouveaux points, les Mouginoises se positionnent en 9ème position (sur 14) après 10 journées de championnat.

De quoi envisager l’avenir positivement pour les filles de Marie Tari qui vont reprendre la compétition ce vendredi par un voyage difficile à Quimper, un adversaire direct pour le maintien et qui pointe à 5 points derrière le MOM.

 

Marie, commençons ce premier bilan de la saison par « si on vous avait dit ! »

« Pour être tout-à-fait honnête, je ne m’attendais pas à en être là ! Quand on a démarré, en septembre, notre objectif était clairement le maintien et cela pour deux raisons majeures. La première était que je n’avais jamais été entraîneur de Ligue A et la seconde que les joueuses qui composaient mon groupe n’avaient jamais été titulaires en Ligue A. Deux constats qui nous semblaient logiques pour s’en tenir à cette simple vision des choses, tout au moins pour notre première saison à ce niveau ».

 

 

Avez-vous revu vos objectifs à la hausse depuis ?

« Il est vrai qu’après 5 journées, je me suis dit que nous avions peut-être sous-estimé notre potentiel et j‘avoue être très heureuse d’en être là après 10 rencontres (9ème). C’est une position plus confortable par rapport à nos adversaires directes (Venelles, Marcq-en-Baroeul, Quimper, Chamalières et France Avenir 2024).  Maintenant, la fin de saison est encore très, très loin. Rien n’est jamais acquis et il ne faut surtout pas l’oublier. Pour l’instant, nous venons de démontrer que nous sommes légitimes dans l’élite du volley féminin ».

 

Pour vous qu’est-ce qui différencie la DEF et la LAF ?

« J’en ai noté une, essentielle, c’est qu’en DEF quand tu prends 4 ou 5 points de retard, tu peux encore revenir et gagner. En LAF, face à des équipes expérimentées, ça devient hyper compliqué, voire impossible devant Cannes, Le Cannet ou Mulhouse. C’est aussi la preuve que tu es au plus haut niveau et que tu n’as pas droit à l’erreur ».

 

Qu’est-ce qu’il manque encore à votre groupe pour viser plus haut ?

« J’aimerais que mes joueuses comprennent que si elles sont là c’est parce que nous leur faisons confiance. Toutes celles qui sont dans ce groupe ont un réel potentiel. C’est à elles à s’affirmer, à démontrer que ce sont des sportives de haut niveau, ambitieuses avec une volonté sans faille pour aller chercher la victoire. Je crois en elles et il faut qu’elles apprennent à ne pas toujours être trop gentilles ou respectueuses, dans le bon sens du terme bien sûr. Nous ne sommes plus le petit poucet. Nous sommes là pour faire des résultats et j’attends que chaque joueuse ait le courage d’affirmer sa propre personnalité ».

 

C’est dans cette nouvelle optique que vous allez aborder cette nouvelle année ?

« Mon discours va changer en 2019. Mes joueuses doivent se prendre en main et vivre cette expérience jusqu’au bout, quel que soit l’adversaire. Je voudrais leur transmettre ma soif de vaincre avec laquelle j’abordais tous mes matchs quand j’étais joueuse ».

 

Janvier s’annonce plutôt chaud avec un premier déplacement à Quimper (12ème, 6 pts) et la visite de Marcq-en-Baroeul (le 18 à 20h) !

« En effet et c’est génial. Le championnat reste très compliqué mais très ouvert et on va aller prendre nos points. On va gagner ces matchs ! Il faut gommer les temps faibles que nous avons connus dans cette première phase. Je pense notamment à Saint-Cloud chez nous (défaite 2-3), à Toulouse (victoire 3-2) et enfin Venelles où on parvient à gagner sur le fil (3-2). Autant de points qu’on a lâchés et qui me font dire aujourd’hui que nous ne sommes que… 9èmes. Un discours qui me surprend moi-même, mais qui laisse comme un goût d’inachevé par rapport à ce que nous aurions pu faire. Alors il faut avant tout retenir les leçons de tous ces petits faux pas et surtout faire en sorte de ne pas les renouveler ».

 

Cette année le club s'associe à Kathy Natton , journaliste à NiceMatin qui nous suit régulièrement , elle a également collaboré pour l'Equipe et France Football. Elle nous livrera son analyse et se focalisera sur différents aspects du club tout au long de la saison.

Publié le 03/12

 

Chloé Domenichini

« J’ai fait le bon choix ! »

 

De sa ville natale, Castres, jusqu’à son engagement avec Mougins, Chloé Domenichini revient sur sa « courte » mais prometteuse carrière de volleyeuse professionnelle.

 

Elle n’a pas encore 22 ans (elle les fêtera le 10 janvier prochain), mais elle sait déjà où elle veut aller. « Etre première passeuse et apporter à mon club ce qu’il attend de moi et à plus longue échéance retrouver l’équipe de France pour participer aux J.O. Paris 2024 ».

Voilà qui a le mérite d’être clair !

Pourtant dans ses propos, rien d’arrogant, juste l’ambition légitime d’une jeune sportive de haut niveau d’atteindre ses objectifs.

Enfant, dans la petite ville tarnaise, Chloé s’est essayée à plusieurs sports en jonglant entre natation, patinage artistique et volley. Trois activités où elle se sent bien, mais difficile de tout faire aussi à 7 ans, sa préférence va au volley. « Ma mère jouait et je la suivais régulièrement sur les matchs. Ça m’a tout de suite plu et quand il a fallu choisir, le volley est apparu comme une évidence ».

Des débuts qui se font en mode loisir, entre copines avant qu’elle se donne de nouveaux buts. « A 12/13 ans, je me suis un peu plus investie ». Un déclic qui n’échappe pas aux formateurs du CREPS à Boulouris et ceux du pôle à Bordeaux, en recherche constante de nouveaux talents.

 

De poste 4… à passeuse

 

Finalement, Chloé choisira le pôle varois qu’elle intègre comme récept-attaq’ poste 4 et où elle restera deux ans. C’est là, peu avant de quitter le CREPS au terme de sa deuxième année, qu’elle va demander à voir autre chose. « Je voulais essayer la passe pour être encvraiment au centre du jeu. C’est un rôle majeur où tu touches tous les ballons et c’est souvent toi qui décides ce que tu vas faire ». Avec sa taille (1,87 m), l’expérience n’avait encore jamais été tentée dans le volley tricolore. C’est avec ce nouveau statut, et après réussi tous ses tests, que Chloé intègre l’IFVB à Toulouse. Seulement, elle ne joue pas dans l’équipe première, inscrite dans le championnat DEF, mais à L’Union, un club de N2.

C’est pourtant là que Istres la repère et lui propose de signer son premier contrat pro à 18 ans. « J’avais eu d’autres contacts mais rien de très précis alors que le projet d’Istres était concret et intéressant ». Après une première saison d’apprentissage, c’est au cours de sa deuxième année dans le club provençal que Chloé est en binôme avec Margot Le Moigne. Les deux passeuses françaises vont transformer leur concurrence en complémentarité. D’ailleurs Chloé précise que le fait que Margot soit à Mougins a pesé dans sa décision de rejoindre le promu azuréen.

La première à signer

Ajoutez à cela le coup de fil de Marie Tari pour convaincre la jeune passeuse de reformer son duo avec son aînée et Chloé balaye ses dernières hésitations à signer à Mougins. Elle sera d’ailleurs la première recrue du MOM avant qu’Alexia Joffrin, sa complice et partenaire à Istres trace le même chemin. « C’est vrai que je me suis posée beaucoup de questions avant de quitter Istres. Le club voulait me garder, mais après trois saisons, j’avais envie de retrouver la LAF. Sur le moment on ne sait jamais si on prend la bonne décision, mais quelque chose me disait qu’il était temps d’aller voir ailleurs. Et puis, il y avait Margot et j’ai aimé le projet de Marie. Je sais aujourd’hui que j’ai fait le bon choix ».

Confirmation de la coach qui avait ciblé la jeune (et grande) passeuse istréenne depuis plusieurs mois. « Comme je savais que Margot voulait rester et que je voulais aussi la garder, j’ai voulu trouver un profil complètement opposé au sien. De plus je savais qu’elle s’était très bien entendue à Istres. Chloé a un potentiel énorme et une passeuse de sa qualité et de sa taille ça n’existe pas au niveau français ».

Une intersaison qui semble sourire à la jeune passeuse française puisqu’elle est appelée chez les Bleues pour participer à deux stages de préparation.

 

 

La blessure et le temps du doute

 

Seulement personne n’avait prévu la blessure (rupture d’un tendon) en juillet dernier. Opérée avant de suivre une longue période de rééducation au CERS de Saint-Raphaël, Chloé sera éloignée des salles pendant quatre mois. Une longue absence qui va la priver de la phase de préparation avec ses nouvelles partenaires. « J’avoue que j’ai un peu paniqué pendant cette période car je manquais l’essentiel. C’est là qu’on prend ses nouveaux repères, qu’on s’intègre vraiment. Mais les filles ont été super cools avec moi. Tout le club m’a apporté son soutien et Marie m’a toujours rassurée en me laissant le temps, sans jamais me mettre de pression ».

Une patience et une compréhention qui vont enfin payer.

 

A 100 %

 

De retour sur la feuille de match à Chamalières (le 10 novembre) Chloé fait sa rentrée officielle sous ses nouvelles couleurs sur un service. Elle sera plus active à Nantes où elle fera son entrée dans le troisième set avant de rester aux commandes toute la quatrième manche.

« J’ai toujours une petite appréhension par rapport à ma blessure, mais les médecins m’ont dit que c’était normal, que je devais reprendre confiance petit à petit. Après cette période de doute, ce qui compte aujourd’hui, c’est que je fasse partie intégrante du groupe et j’ai évidemment très envie de jouer. Aujourd’hui je suis à 100 % avec les filles ».

Après avoir retrouvé tous ses moyens, Chloé s’apprête à vivre de l’intérieur une belle aventure avec le MOM qui a entamé ce début de championnat par le bon bout.

 

 

Cette année le club s'associe à Kathy Natton , journaliste à NiceMatin qui nous suit régulièrement , elle a également collaboré pour l'Equipe et France Football. Elle nous livrera son analyse et se focalisera sur différents aspects du club tout au long de la saison.

 Article Publié le 20/11

 Quentin « Le Hardy »

 

Pour l’Histoire de France, « le hardi » est accolé au prénom de Philippe, 3ème du nom, issu de la dynastie des Capétiens.

 Pour le MOM, les « Hardy » sont deux : Quentin et Geoffrey.

 En 2013, Quentin, l’aîné de la fratrie découvre la salle des Oiseaux avec son équipe de benjamins de Boulogne Billancourt lors d’une phase finale de la coupe de France.

 C’est là que Frédéric Pastorello s’intéresse au profil de ce jeune éducateur. « On a beaucoup parlé volley et il m’a proposé de rejoindre le club avec un contrat d’avenir. Je n’ai pas hésité. J’ai pris mon sac et ma moto ».

 Avec un premier emploi dans une enseigne sportive à Nice, Quentin mange les kilomètres et ne compte pas son temps pour continuer à s’entraîner et à s’occuper des équipes de jeunes.

 La période d’adaptation est loin d’être simple, mais il s’accroche et le club ne le lâche pas. Malgré la fin des contrats d’avenir, Quentin ne veut plus partir. D’abord parce que son petit frère Geoffrey l’a rejoint sur la Côte, mais il a surtout rencontré l’amour auprès de « Jennifer ».

 Lui qui a découvert le volley à 14 ans, lors de vacances sur la plage du Lavandou, c’est au lycée, dans une classe avec option volley qu’il va vraiment apprendre à aimer cette discipline. « Avant je jouais beaucoup au tennis mais cela coûtait cher à ma famille. Après je me suis mis au rugby, mais l’hiver il faisait froid. Finalement le volley me convenait bien et j’ai signé ma première licence à Poissy. C’était un petit club et j’ai vite compris que je voulais aussi transmettre ma passion ». Une vocation qui éclot très jeune chez Quentin. Il décide alors de passer ses diplômes d’arbitrage et il rejoint un club plus huppé, l’ACBB.

 

 

En quelques années, Quentin est passé du sable du Lavandou à la N2 Boulonnaise, seulement il s’entraîne sans jouer. Il est en terminale et le doute va s’installer dans la tête de celui qui rêve de devenir gendarme. C’est dans cet objectif que Quentin prépare son BEJSP.

 C’est donc à l’occasion d’un tournoi à Mougins que Quentin va choisir un autre destin avec le volley comme passion.

 Avec son statut de bénévole, Quentin a monté son entreprise pour l’entretien de piscines et au MOM il a la responsabilité de tout la section amateur avec une option sur le secteur masculin.

Un quasi temps plein pour le jeune dirigeant qui doit gérer 8 équipes, sans parler de l’école de volley.

Tout n’est pas toujours simple pour ce jeune papa, depuis la naissance de la petite Léna, le 25 avril dernier, mais en quelques années, Quentin, le Francilien, est devenu un mur porteur dans la vie du MOM.

 Très impliqué dans toutes les organisations du club, Quentin ne manque pas d’ambition pour développer son secteur jeunes. « Je voudrais qu’on arrive à suivre les exemples de nos grands voisins pour attirer les enfants de la commune et tous les autres aussi, vers notre structure ».

La récente accession de l’équipe première féminine en LAF pourrait être un déclencheur majeur pour séduire de nouveaux adeptes, d’autant qu’avec un titre de champions de France en 2015, décroché par les M15 ainsi que les volleyades et le tournoi annuel Alison Kids, les occasions de briller mais surtout de s’amuser ne manquent pas au MOM.  

 

Cette année le club s'associe à Kathy Natton , journaliste à NiceMatin qui nous suit régulièrement , elle a également collaborée pour l'Equipe et France Football. Elle nous livrera son analyse et se focalisera sur différents aspects du club tout au long de la saison.

 

Article Publié le 26/10

 

Rentrée encourageante pour le MOM

 

Hier soir, le gymnase des Oiseaux a connu sa première soirée en LAF. De grands noms du sport ont d’ailleurs fait le déplacement pour cette ouverture de championnat pas comme les autres à l’instar de Stéphane Diagana venu encourager les filles de son « pote » Marc Raquil ou de Jean-Charles Orso venu parler rugby avec Didier Cambérabéro. Mathilde Giordano a également tenu à être là, elle qui a été l’une des actrices principales pour accompagner son équipe jusqu’au plus haut niveau.

 

Un rendez-vous que les dirigeants du MOM préparent depuis plus de six mois pour que tout soit parfaitement en place. De l’accueil au parking jusqu’au salon VIP, sans oublier l’espace presse. Les nouveaux spots brillent de mille feux. De quoi satisfaire pleinement les photographes pros et amateurs.

 

Alors bien sûr, la victoire n’a pas été pas au rendez-vous !

 

Bien sûr, il y a des regrets comme ceux de ne pas avoir réussi à faire mieux !

 

Mais au-delà de cette déception bien légitime, il y a de nombreux marqueurs encourageants pour les promues de LAF.

 

D’abord cette belle entame de match qui scotche les Cannoises (7-3). Une première manche dans laquelle les Mouginoises vont démontrer qu’elles ne sont pas là en simples sparring-partners en s’accrochant jusqu’au bout avant de sauver une balle de set mais pas la seconde (23-25).

 

Un premier faux pas qui aurait pu plomber le moral des joueuses du MOM, mais elles vont prouver qu’au cours de ces quelques années passées dans l’antichambre du plus haut niveau, elles ont aussi appris la pugnacité. Une toile tissée par leurs adversaires dans laquelle les Cannoises vont se laisser piéger sans vraiment combattre. Margot Le Moigne distille d’excellents ballons pour les bras puissants de Julie Oliveria de Souza, Marga Martinez ou encore Elena Savkina, tandis qu’Alisée Camberabero plonge sur tout ce qui bouge. Et voilà les deux formations à égalité pour le plus grand bonheur des supporters mouginois tandis que les « Blue Angels » du RCC, venus en force, commencent à se rendre compte qu’ils ne passeront pas une soirée aussi tranquille que prévu chez leurs voisines mouginoises.

 

Au retour des vestiaires, le match va alors prendre une autre tournure. Cette fois-ci Myriam Kloster et les siennes vont reprendre la main sur la rencontre en s’octroyant, sans vraiment forcer, le troisième (17-25) et le quatrième sets sur un ultime lob de Christina Bauer (13-25).

 

Les Cannoises peuvent souffler. Elles ont fait le « job », ce qui n’a pas été le cas des joueuses du Volero Le Cannet, piégées dans leur salle par les Auvergnates de Chamalières (1-3).

 

Bien que déçues de ne pas avoir pu faire mieux, les Mouginoises gardent le sourire et surtout l’espoir pour une saison où elles ont assurément un bon coup à jouer.

 

« C’est une première presque réussie » confirme Frédéric Pastorello au micro d’après-match.

 

L’analyse de Margot Le Moigne, qui vient de vivre son premier match officiel en LAF, est tout en lucidité. « Cannes reste Cannes, mais on a quand même vu qu’on était loin d’être ridicules et c’est encourageant pour la suite du championnat ». En effet, les joueuses du MOM ont largement prouvé qu’elles étaient dignes de se frotter aux meilleurs clubs de France.

 

Pour Marie Tari, plus que la défaite qu’elle juge légitime, ce sont certains passages à vide qui ne passent pas. « Elles se battent bien sur le premier set et s’imposent très facilement dans le deuxième avant de craquer. Je n’ai pas la science infuse et il faut qu’elles comprennent que le plus important ce n’est pas ce que je dis, mais ce qu’elle vont en faire. Elles doivent se faire confiance ».

 

Samedi soir, pour leur deuxième apparition officielle, les Mouginoises auront un autre derby à livrer chez leurs voisines de Saint-Raphaël. Une formation qu’elles ont déjà affronté « amicalement » pendant la phase de préparation. Mais cette fois-ci, c’est « pour de bon » avec un retour à « Pierre Clere » pour Julie Oliveira De Souza et Zahoura Zvatka. Une nouvelle opposition azuréenne très ouverte puisque les Raphaëloises se sont également inclinées (3-0) lors de leur première sortie à Nancy-Vandoeuvre et que les deux formations sont déjà en quête de points.

 

Cette année le club s'associe à Kathy Natton , journaliste à NiceMatin qui nous suit régulièrement , elle a également colaborée pour l'Equipe et France Football. Elle nous livrera son analyse et se focalisera sur differents aspects du club tout au long de la saison.

Article Publié le 22/10

 

Comme les trois Mousquetaires, elles sont quatre !

 

Quatre anciennes joueuses qui ont connu les belles années des campagnes européennes, la domination écrasante du RC Cannes en championnat comme en Coupe de France et qui chacune à leur époque, ont été des joueuses majeures au Racing Club de Cannes. Aujourd’hui, trois d’entre elles figurent dans le staff technique du MOM.

 

Mardi soir, ces quatre grandes dames du volley vont vivre ce premier choc officiel entre le MOM et le RCC en LAF en première ligne pour les unes (Marie, Irina et Sacha) ou avec un peu plus de recul pour la dernière (Karine), présente dans la zone VIP en tant qu’agent de joueurs et surtout amie des trois autres mais aussi très proche d’une certaine Victoria Ravva, toujours dans le camp du RC Cannes.

 

 Mais commençons par vous les présenter, une par une !

 

 Karine, l’amie fidèle

 

La plus détachée sera certainement Karine Salinas, aujourd’hui dans sa tenue d’agent de joueurs (et joueuses) et qui va surtout profiter de cette rencontre hors du commun pour retrouver ses amies d’hier et d’aujourd’hui. Car à part une incartade de deux saisons en Italie et une ultime année au Cannet, Karine Salinas reste la passeuse emblématique du RCC. C’est là qu’elle éclot en 1990 pour y revenir en 2001 et décrocher ses deux étoiles européennes. « Ces deux titres en ligue des champions (2002 et 2003) restent évidemment mes meilleurs souvenirs avec le RCC. C’est au sein de ce club que j’ai construit ma carrière et mon cercle d’amies aussi ce soir mon cœur sera partagé entre le RC Cannes de Vica avec qui j’ai vécu tant de choses sur et en dehors du terrain et le MOM de Marie qui fait un parcours remarquable, dont je suis fière. De toute façon, ce match sera, de toute évidence, une belle fête du volley et peu importe le résultat ».

 

 Irina, la pragmatique

 

Qu’elle se présente sous le nom de Polechtchouk ou de Labazhevich, entre Cannes et Mougins, tout le monde connaît la grande Irina. Elle aussi a connu de belles années sous le maillot du RCC avec 4 doublés Coupe et championnat et une médaille de bronze en ligue des champions. « Quand je suis arrivée au RCC (2006) c’était LE GRAND CLUB dans lequel il fallait être et où j’avais très envie de jouer. J’y ai connu le très haut niveau et partagé des grands moments de plaisir. Mais c’était avant. Aujourd’hui, je ne connais plus personne au Racing. Les dirigeants et les joueuses ne sont plus les mêmes mais c’est normal, je suis de la vieille époque alors pour moi cette rencontre sera évidemment très importante mais je n’aurai pas d’émotions particulières ».

 

Sacha, toujours dans l’ombre

 

Ses années au Racing, Sacha Fomina pourrait en parler pendant des heures, mais ça, ce n’est que pure utopie car Sacha ne parle pas, ou très peu.

 

Alors quand on lui demande comment elle va vivre ce prochain derby entre son ancien et son nouveau club, la nouvelle responsable de la formation des jeunes joueuses et coach de la pré nat au MOM échappe encore à la question. « Je n’aime pas les interviews » lâche-t-elle comme une supplique. Alors on respecte tellement cette joueuse d’exception, qui a toujours préféré le terrain s’exprimer, qu’on lui promet qu’on ne l’embêtera plus avec toutes nos questions.

 

Marie, la coach

 

Dans la carrière d’une joueuse, il y a des matches qui marquent une vie. Pour Marie Tari, c’est une finale européenne en Coupe des Coupes avec le RCC, perdue contre une équipe russe qui resurgit immédiatement. C’était en 1998 dans l’ancien palais des sports de Cannes. 20 ans plus tard, elle et son équipe se retrouvent face à ce qui reste un club de légende sur la grande scène du volley féminin français et européen. Un moment magique pour l’ancienne attaquante du RCC qui revient sur l’événement qui a marqué son passage au RC Cannes.

« Il y avait une ambiance de feu, le palais était plein à craquer et nous avions le match en main jusqu’à la perte du tie-break. Cette défaite a été terrible à vivre pour nous tous. Elle reste un moment fort dans ma mémoire et pourtant ce n’est pas forcément négatif. Le RC Cannes était le club par lequel il fallait être pour être reconnue dans le monde du volley féminin. Aujourd’hui, avec le MOM, nous sommes le petit poucet de la LAF et on avance à notre rythme. La réception du RC Cannes fera partie de notre phase de préparation car nous n’avons pas un devoir de résultat ».

Cette année le club s'associe à Kathy Natton , journaliste à NiceMatin qui nous suit régulièrement , elle a également colaborée pour l'Equipe et France Football. Elle nous livrera son analyse et se focalisera sur differents aspects du club tout au long de la saison.

Article Publié le 20/10

 

Richard Galy, le maire de Mougins,  fier de « son MOM »

 

 

 

Depuis son élection dans le fauteuil de Maire de la ville de Mougins en 2001, le Docteur Richard Galy a pu suivre l’évolution de son club de volley, marche après marche, jusqu’à cette ultime accession en LAF.

 Grâce au soutien indéfectible de la commune, à un collectif exceptionnel de bénévoles et à l’aide financière de fidèles partenaires, le MOM a pu grandir sereinement tout en gardant son axe majeur, qui est de faire de la formation.

 Un choix philosophique apprécié par le Premier Magistrat de la ville de Mougins. Aussi, à quelques jours de l’ouverture du championnat avec la réception du Grand RC Cannes (aux oiseaux (le 23 octobre à 20 heures), Richard Galy a accepté de nous accorder un peu de son temps pour parler du présent mais aussi de l’avenir du MOM.

 

 - Monsieur le Maire, comment avez-vous vécu l’ascension jusqu’au plus haut sommet de votre équipe féminine ?

 « J’ai vu ce club prendre de la hauteur au fil des années. Il s’est construit tout en sagesse, autour des filles qui ont été exemplaires avec leurs deux victoires en coupe de France (2016 et 2018) et cette montée en LAF, mais là où je trouve le MOM très méritant c’est que derrière son équipe fanion féminine, il reste sur un projet collectif qui englobe aussi les garçons et tous les jeunes. Il veut rester un club formateur de base, des tout petits jusqu’aux séniors et ça c’est remarquable ».

 - Qu’avez-vous ressenti après l’officialisation de cette accession en LAF ?

 « Une immense joie et beaucoup de fierté. J’ai suivi pas mal de leurs rencontres et quand je suis dans la salle, je suis un supporter très enthousiaste. J’ai aimé partager ses moments de liesse avec les joueuses et l’ensemble des responsables du club ».

 - Une montée en LAF qui a aussi ses exigences et ses contraintes notamment pour les infrastructures. Quelles seront vos options pour l’avenir, un nouveau gymnase ou poursuivre les travaux aux Oiseaux ?

 

« La ville compte déjà trois gymnases (les Campelières, Font de l’Orme et Roger Duhalde plus connu sous le patronyme des Oiseaux), il n’est donc pas question d’en construire un quatrième. Maintenant, il est normal qu’on fasse des rénovations aux Oiseaux qui est la salle la plus ancienne de la commune. Ces travaux ont déjà commencé avec les vestiaires, la lumière et le sol et nous allons poursuivre notre programme de remise aux normes comme prévu ».

 - La LAF impose aussi des plans de financement drastiques pour les petits clubs. Là encore le MOM a toujours été l’un des plus petits budgets, même en élite ces dernières saisons. Cela sera-t-il suffisant pour être à la hauteur ?

 

« C’est vrai que le club aura un budget très inférieur à la grande majorité des autres équipes (700 000 euros) et notamment de ses proches voisines, mais l’argent ne fait pas tout. La ville apporte aussi un soutien logistique, ses infrastructures et un accompagnement financier à ses nombreuses associations sportives. Je dois d’ailleurs dire que, là aussi, le MOM a toujours été exemplaire en donnant une belle leçon de réussite, sans grands moyens. Le club mise sur la formation, la ressource elle est là. Si d’autres préfèrent faire venir des joueuses étrangères ou des grands noms du volley national, c’est leur choix. Le MOM préfère donner leur chance aux jeunes joueuses françaises et j’aime ça ».   

 - Au même titre que votre ville est connue et reconnue internationalement pour sa culture et sa gastronomie, les volleyeuses sont-elles de belles ambassadrices pour Mougins ?

 « Pour une commune, c’est important d’avoir une équipe au plus haut niveau et on parle déjà beaucoup de Mougins dans le monde du volley grâce à son équipe féminine mais aussi par son nombre de licenciés. Le MOM vient d’intégrer la zone du grand sud où figurent les plus grands clubs nationaux avec Cannes, Le Cannet, Saint-Raphaël, Venelles et Béziers et c’est mérité ».

 - Dernière question, Monsieur Le Maire, le 23 octobre, serez-vous là pour encourager vos filles face aux « légendaires cannoises » ?

« Malheureusement pas car je suis retenu ailleurs, mais je les suivrai de près cette saison, promis ! »

Article Publié le 11/10

 

Marc Raquil « kiffe » ses filles

Qui aurait pu imaginer voir arriver aux Oiseaux un athlète de la trempe de Marc Raquil, détenteur de plusieurs titres européens et d’une couronne mondiale décrochée avec ses trois compères sur le 4 x 400 m ?

Personne, sauf lui qui a décidé de rejoindre le club de volley féminin, alors en Elite, « juste pour voir et par amitié pour Marie ».

Dans la vie, il y a des chemins qui vous conduisent là où vous n’auriez jamais penser aller et puis il y a aussi des rencontres qui vous dévient de votre trajectoire initiale ?  Marc Raquil a connu les deux mais l’ancien athlète n’est pas du genre à se poser trop de questions. Curieux de tout et avide de découverte, il fonce comme s’il était toujours sur la piste.

Aux J.O. à 20 ans

Pour lui, tout a commencé devant son petit écran. « Je regardais un championnat d’athlé à la télé et j’ai aimé ça » se souvent-il. A 17 ans, il va donc frapper à la porte d’un club pour faire du sprint. Seulement, c’est l’hiver et la pleine saison des cross. Marc, déjà très grand (1,92 m) mais plutôt fluet, se retrouve sur les chemins boueux des parcours franciliens. Une période où il va se forger un physique et apprendre l’endurance.

Diagana, son idole

Apès ce passage obligé et de retour sur le tartan, il comprend vite que son physique ne fera jamais de lui un coureur de 100 m. C’est donc au départ du 400 qu’il va s’essayer. Une option gagnante puisque trois ans plus tard, il est sélectionné pour les J.0 de Sydney et qu’il va rencontrer au plus près son idole, Stéphane Diagana. « Je le regardais courir et j’étais impressionné. A ce moment là, je n’aurais jamais imaginé être à ses côtés et surtout le battre avant d’être champion du monde avec lui sur le 4x400 (2003) ». Un peu comme un passage de relais entre les deux champions d’exception, jusqu’à la retraite sportive de Marc cinq ans plus tard.

Une reconversion bien pensée

Une sortie de piste que le champion d’Europe à Goteborg (2006) a préparé depuis longtemps en passant ses diplomes pour devenir préparateur physique ou entraîneur.

Une deuxième carrière de coach sportif qu’il lance à Nice au hasard d’une mutation de son épouse. « Ma femme est une fille du Sud et quand elle a obtenu son poste sur la Côte d’Azur, je l’ai suivie car je n’avais pas encore d’attaches professionnelles en région parisienne et je dois dire que je me suis très vite adapté à ma nouvelle région ». Région où il retrouve son « pote » Stéphane, devenu aujourd’hui son binôme à vélo.

 

Marc et Marie témoins du même mariage

Alors qu’est-ce qui a poussé ce champion d’une discipline individuelle à se tourner vers un sport collectif qui n’est pas vraiment sous les feux de la rampe médiatique.

C’est là que des amis communs, dont l’une est volleyeuse (Leslie Turiaf), que Marie Tari et Marc Raquil vont se retrouver témoins de leur mariage. « J’étais ami avec Nicolas (Figère) qui m’a demandé d’être son témoin et Marie était le témoin de Leslie ».  Une première rencontre qui va se transformer en futur partenariat quand Nicolas va demander à son ami Marc, sur un match de Coupe de France à Monaco,  si une expérience de préparateur physique avec un club de volley féminin, sans grand moyen, pourrait le tenter ?

Pourquoi pas ? se dit-il et c’est ainsi que Marc Raquil va intégrer le staff technique du MOM sans faire de bruit, juste pour voir. « Je suis arrivé en cours de saison, en tant que bénévole et très vite j’ai aimé cet esprit d’équipe autour du groupe et du staff exclusivement féminin ». Quand il rejoint le club en milieu saison, les filles de Marie Tari sont en course sur deux tableaux, coupe et championnat avec une une belle opportunité d’accéder à la LAF.

Une dernière ligne droite qui va s’achever par une victoire en Coupe de France et une montée au plus haut niveau pour les joueuses du MOM. Deux temps forts que Marc a aimé partager avec « ses filles ». « Comme disent les jeunes, elles m’ont fait kiffer ». Alors quand la question se pose de savoir s’il poursuivait l’aventure, Marc a foncé, comme il savait si bien le faire en sortie de virage, dans son style (ou non style d’ailleurs) bien à lui.

Un nouveau challenge qui commence

« C’est un nouveau challenge qui se présente, autour d’une équipe remaniée. Cette fois-ci la barre est plus haute, mais comme je reste un compétiteur, je vis à travers le groupe ce que j’ai vécu avant dans les stades ».

A quelques jours du grand choc de la rentrée, Marc Raquil connaît bien sa nouvelle équipe qu’il prépare depuis plus d’un mois et il apporte à chacune ce dont elle a besoin pour tenir toute la saison.

« On reste un petit club par rapport à nos proches voisins, avec un effectif qui doit tenir jusqu’au bout physiquement, alors on s’adapte aux tempéraments et aux besoins intrinsèques de chacune des filles. On a commencé par un gros travail foncier et de la musculation. Chaque joueuse est importante et aura un rôle à tenir à un moment ou un autre de la saison. Notre force c’est le collectif et on doit continuer à s’appuyer là-dessus ».

Alors pour que ça continue à marcher, Marc échange beaucoup, avec les joueuses et avec Marie. Toujours à l’écoute des corps et des âmes, il programme son travail et sa communication selon les caractères et les postes des filles.

Optimiste par nature et convaincu que « la réussite passe par le travail », Marc Raquil est, comme beaucoup, impatient que ça commence. Il croit en ses joueuses et à l’encadrement expérimenté qui entoure le groupe pro.

Cette année le club s'associe à Kathy Natton , journaliste à NiceMatin qui nous suit régulièrement , elle a également colaborée pour l'Equipe et France Football. Elle nous livrera son analyse et se focalisera sur differents aspects du club tout au long de la saison.

Article Publié le 09/10

 

Sacha, une joueuse étoilée en toute discrétion !

 

Les jeunes et la formation sont deux secteurs essentiels au MOM. Une attention particulière sur laquelle le président Fred Pastorello veut apporter le meilleur. Et quand on veut le meilleur pour sa pépinière, il ne faut pas hésiter à aller demander à une ancienne joueuse de très haut niveau et nantie d’une belle expérience d’encadrement, si elle accepte d’être la référente du tout nouveau centre de pré-formation.

Et cet élément d’exception, les dirigeants Mouginois n’ont pas eu à le chercher bien loin.

En effet, Alexandra Fomina n’a eu qu’à faire quelques pas, plus au Nord, pour revenir aux Oiseaux, là même où elle a terminé sa carrière de joueuse il n’y a pas si longtemps finalement (2014).

Pourtant, l’ancienne libéro du RC Cannes aux deux étoiles européennes, est revenue à Mougins presque incognito. Tout au moins en ce qui concerne les jeunes apprentis volleyeuses qui ignorent certainement que leur entraîneur à l’un des plus beaux palmarès national et international qui soit.

Une chance pour la jeune classe du MOM car pour Sacha Fomina, la formation est devenue, au fil des ans, une seconde nature.

Une reconversion que la petite Ukrainienne était loin d’imaginer, elle qui reconnaît avoir un « sacré caractère ».

Dans sa ville de Louhansk, qui appartenait à l’époque à l’ex-bloc soviétique, Sacha joue au volley, sans pour cela envisager une carrière professionnelle. « J’ai d’abord donné priorité à mes études ». Mais à 15 ans, elle intègre déjà le groupe pro et à 17, elle fait partie 6 de base. Elle se sert donc du sport pour obtenir quelques facilités dans son cursus universitaire, sans pour autant avoir de passe-droits.

Quand elle décide de quitter l’Ukraine pour aller voir ailleurs, c’est le championnat français et le RCC qu’elle choisit. Yan Fang l’engage pour être poste 4. « Mais j’avais de gros soucis avec mon genou et je ne pouvais quasiment pas sauter » se souvient-elle. Et voilà comment Sacha est devenue l’une des meilleures libéros d’Europe.

Finalement, le passage joueuse-entraîneur s’est fait tout naturellement. C’est Sabrina Dridi, elle-même entraîneur au RCC, qui va la convaincre de franchir le pas. A Cannes, Sacha avait en charge la N2 et la saison dernière les M17 qui ont obtenu d’excellents résultats dont elle se dit fière aujourd’hui. « Comme j’ai toujours été très exigeante avec moi-même en tant que joueuse, il a fallu que je le tempère entre la transmission des bases techniques et le plaisir de jouer car pour moi cette rigueur est valable aussi dans la vie de tous les jours ».

Aussi quand Marie Tari et Fred Pastorello lui ont proposé de prendre la responsabilité du nouveau pré-centre de formation du MOM tout en encadrant les M17 et la pré-nationale, Sacha a été séduite par ce nouveau challenge. « C’est un projet sur 3 ans et c’est ça qui m’a plu. Alors on débute et tout n’est pas encore bien en place, notamment pour la section pré-formation où les créneaux des horaires aménagés ne sont pas toujours compatibles avec les enfants, mais j’ai confiance en l’avenir. On est en train de voir auprès des collèges et lycées comment nous organiser au mieux pour la prochaine rentrée ».

Elle, qui reconnaît avoir beaucoup appris auprès de ses différents entraîneurs, affirme aujourd’hui haut et fort « que les mauvais entraîneurs n’existent pas ».

Auprès des jeunes volleyeuses du MOM, Sacha affiche toujours cette soif de transmettre. « Je veux donner à chaque enfant les moyens de jouer à son meilleur niveau, l’accompagner dans sa progression et qu’il en soit fier ».

Avec la confiance que lui a fait le club, Sacha, riche de ses deux cultures ukraino-française, a décidé de s’impliquer à fond dans son nouveau rôle à Mougins.

Une mission éducative et sportive qui ne s’arrête pas là pour Sacha Fomina, chargée du spécifique libéro auprès d’Alisée Camberabero. Une attention particulière que l’actuelle libéro du MOM doit apprécier car ce n’est pas si souvent que son coach personnel à une telle expérience du plus haut niveau et un palmarès à faire pâlir, même les plus grands du sport en général et du volley en particulier.

 

Alexandra FOMINA, en bref

Née le 4 mai 1975 à Louhansk (Ukraine)

Ses clubs : Louhansk (1992/99), Cherkasy (1999/2000), RC Cannes (2000/04), Cherkasy (2005), RC Cannes (2005/12), Rabita Bakou (12/13), MOM (13/14).

Son palmarès :

Ligue des Champions :

2 victoires avec le RCC (2002 et 2003)

3 finales : 2006 et 12 avec le RCC ; 2013 avec Bakou

Coupe de la CEV :

1 finale : 1999 (Louhansk)

Championnat d’Ukraine

6 victoires (1994/95/96/97/98/2000)

Championnat de France

11 titres avec le RC Cannes (2001, 2003 à 2012)

Coupe de France

10 titres avec le RC Cannes (2001, 2003/04, 2006 à 2012)

Championnat du monde des clubs

Finaliste en 2012 avec le RC Cannes

Championnat d’Azerbaïdjan

Victoire avec Bakou (2013)

Equipe nationale

380 sélections (Ukraine)

 

Cette année le club s'associe à Kathy Natton , journaliste à NiceMatin qui nous suit régulièrement , elle a également colaborée pour l'Equipe et France Football. Elle nous livrera son analyse et se focalisera sur differents aspects du club tout au long de la saison.

 

Article Publié le 26/09

 

Une grande première pour Margot Le Moigne

A 31 ans, la passeuse du MOM va faire sa grande entrée en LAF.

Une marche  ultime que Margot Le Moigne aura souvent effleurée du bout des doigts avec deux possibilités d’accession, sans pouvoir y poser les pieds, privilégiant à cela un poste de titulaire en Elite à celui de doublure en LAF.

Née dans la Préfecture des Côtes d’Armor, la petite Briochine va d'abord vouloir toucher à tout avant de faire son choix sportif. A 8 ans, Margot frappe ses premiers ballons dans le club de Lamballe « et comme je me débrouillais pas trop mal, j’ai opté pour le volley ». Comme quoi une future carrière professionnelle peut tenir à pas grand chose !

Elle intègre ensuite le pôle espoir à Sablé-sur-Sarthe puis le centre de formation de Villebon où elle fera quelques apparitions sur le banc des pros.

Tout en jouant à se faire plaisir, Margot poursuit des études jusqu’à l'obtention d'un master STAPS (Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives).

Une fois son cursus universitaire validé, Margot peut alors penser à une possible carrière pro dans le volley. Une orientation qu’elle attribue « à des concours de circonstances et à des rencontres ».

Son vrai premier contrat, elle le signera à Marcq-en-Baroeul avant de revenir dans sa Bretagne natale et les clubs de Quimper, Vannes puis retour à Quimper.

Mais après sa première partie de carrière passée au Nord de la Loire, c’est vers une première escale à Istres que Margot, la Bretonne, décide de poursuivre son aventure sportive.

Elle restera une saison dans le club provençal avant de filer un peu plus à l’Est et rejoindre un petit club composé « d’irresistibles mouginoises ». Un MOM qu’elle connaît bien pour l’avoir affronté souvent en Elite.

 

Garder notre identité

Séduite par le discours et le projet de Marie Tari, Margot n’a pas hésité à intégrer le MOM. Son expérience et sa rage de vaincre, dans un rôle clé de « chef d’orchestre », vont permettre à son équipe d’obtenir un deuxième titre en Coupe de France Amateurs puisque le premier elle l’a manqué en 2016, en étant dans le camp des vaincues de Quimper. Une soif de la gagne qui va également lui permettre de valider, pour la troisième fois de sa carrière, un ticket gagnant pour la LAF.

A la seule différence c’est que cette fois-ci, elle va officiellement faire sa grande rentrée en LAF, qui plus est en pôle position et nantie du brassard de capitaine. Un rôle de relais entre les joueuses et l’entraîneur que lui a cédé la « Grande Irina » Labazhevich, passée du terrain au banc des coaches.

Une saison inédite que Margot aborde sans trop d’appréhension. « Il ne faut pas trop se poser trop de questions et il faut surtout qu’on garde notre identité ».

Avec un groupe en partie recomposé à l’inter-saison, Margot Le Moigne ne cache pas son impatience de se frotter aux grandes équipes du volley ball féminin, aux palmares riches en titres nationaux et européens.

Une saison que les Mouginoises continuent de préparer par quelques préparations communes avec les clubs voisins du Cannet et de Saint-Raphäel et une pariticipation au 19ème Trophée Fémina à Istres (les 12/13 et 14 octobre) avec les clubs de Postdam (Allemagne), Cheseaux (Suisse) et l’équipe de Malte.

Après tous ces rendez-vous préparatoires, Margot et les siennes pourront vraiment réaliser qu’elles sont en LAF car pour débuter le championnat, de l’autre côté du filet, ce seront bien les Cannoises qu’elle devront affronter dès la première journée. Et là, ce ne sera pas « pour de rire » !

Rendez-vous est donc pris pour le mardi 23 octobre aux Oiseaux (20 heures).   

Cette année le club s'associe à Kathy Natton ,

journaliste à NiceMatin qui nous suit régulièrement , elle a également colaborée pour l'Equipe et France Football. Elle nous livrera son analyse et se focalisera sur differents aspects du club tout au long de la saison.

Article Publié le 18/09

Marie Tari : « j’aime mon équipe ! »

 

Comme un enfant qui s’épanouit tranquillement, le MOM a grandi sans brûler les étapes. Une croissance sans bruit, sans vouloir forcer le destin pour le club mouginois qui est finalement parvenu à se hisser sur la plus haute marche du championnat.

Une entrée dans le monde professionnel qui va quand même apporter quelques changements dans le fonctionnement de ce jeune club de 41 ans, principalement axé sur la formation et toujours attentif à l’ensemble de ses équipes.

Mais plus que cette apparition dans la lumière, « c’est avant tout l’aventure humaine et l’implication de l’ensemble de ses licenciés et bénévoles » que le Président Frédéric Pastorello évoque à quelques semaines de l’ouverture du championnat.

50% made in France

Aussi l’été a été plutôt chaud pour Marie Tari qui n’aura pas eu le temps de souffler entre la gestion de son « kiosque 13 » au quail Laubeuf et la mise en place de son nouvel effectif.

« Un recrutement qui s’est fait tout naturellement et j’aime cette équipe car je n’ai jamais eu un groupe aussi haut en taille et aussi jeune » explique Marie Tari. Et ce ne sont pas les seules singularités de ce nouveau groupe, car la formation mouginoise est à 50 % « bleu, blanc, rouge ».

Une étiquette « made in France » qui colle à la peau du MOM. « Depuis toujours, nous donnons du temps de jeu aux jeunes Françaises et cela nous a assez bien réussi jusqu’à présent. J’ai vraiment envie de croire que c’est par là que nous développerons notre sport et ferons grandir notre équipe de France ».

Et Marie Tari sait de quoi elle parle, elle qui fut le coach des juniors à l’Insep puis au CNVB à Toulouse.

C’est donc naturellement qu’elle a choisi d’ajouter trois jeunes Françaises en devenir à son groupe (Chloé Domenichini, Alexia Joffrin et Julie Oliveira Souza). Mais quand on joue en LAF, il faut aussi penser technique et expérience. Un statut dévolu à l’ancienne raphaëloise Zahoura Vlatka et à la Russe Elena Savkina.

Ajoutez à cela, une dernière touche sud américaine avec l’arrivée de la jeune pointue et internationale colombienne Ivonee Montano et le tout nouveau MOM peut légitimement faire valoir ses droits à la LAF.

Pourtant, au-delà de sa satisfaction d’avoir réussi à composer le groupe qu’elle voulait, Marie Tari est tout aussi fière de ceux qui l’ont choisie pour être dans son équipe technique.

Un staff d'exception

Un regard de tendresse et de grand respect pour ses deux adjointes, Irina Labazhevich et Sacha Fomina aux carrières exceptionnelles et un point commun qui lie ce trio de « Grandes Dames » du volley féminin au RC Cannes.

Et puis que dire de l’arrivée surprise de Marc Raquil, en milieu de saison dernière, pour « donner un coup de main à son amie Marie et aussi vivre une nouvelle expérience dans un sport co ». Une collaboration qui s’est concrétisée par un deuxième titre en Coupe de France et une montée en LAF. C’est pourquoi le champion d’Europe sur 400 m a tout naturellement prolongé son engagement auprès du MOM. « Bien sûr, nous allons découvrir la LAF, mais je voudrais que les joueuses profitent de l’expérience du haut niveau de tous ceux qui les entourent. C’est une chance inouïe de les avoir à nos côtés. Même moi j’ai du mal à y croire » poursuit Marie Tari.

En tout cas, ce qui est certain, c’est que si tous ces champion et championnes ont dit oui au MOM, c’est aussi un peu (beaucoup) pour celle que son président surnomme « la magicienne ».

Cette année le club s'associe à Kathy Natton , journaliste à NiceMatin qui nous suit régulièrement , elle a également colaborée pour l'Equipe et France Football. Elle nous livrera son analyse et se focalisera sur differents aspects du club tout au long de la saison.

Article Publié le 15/08

Il était une fois… le MOM

Il y a des histoires qui s’écrivent avec le cœur. Forte de ses 40 ans de passion, celle du MOM est de celles-ci !

Car du côté des Oiseaux, le plaisir et la simplicité font loi.

Pour intégrer cette belle famille du volley mouginois, inutile d’en faire des tonnes. Pas besoin non plus de se la raconter. Il suffit d’arriver comme vous êtes, avec l’envie de bien faire et de vouloir donner aux autres. C’est déjà beaucoup et largement suffisant.

Au fil de ses pages, le livre du MOM s’apprête pourtant à entrer dans une année historique. Une saison qui marque la vie du club puisqu’après avoir longtemps été dans l’ombre de ses grandes voisines, voilà l’équipe fanion féminine propulsée dans la lumière du monde professionnel.

Une dernière marche souvent effleurée mais encore jamais atteinte par l’équipe fanion féminine, même si les deux titres en coupe de France fédérale lui ont permis de toucher certaines étoiles. La voici donc sous les projecteurs de la LAF.

Cela dit, le MOM compte bien prouver à tous ceux qui croient en lui que sa place est bien parmi les 14 meilleurs clubs de France.

Aussi, qui dit saison exceptionnelle, dit présentation en détail d’un club, autour de ses dirigeants, ses bénévoles, ses partenaires, son encadrement technique et bien sûr ses nombreuses équipes. Toutes les équipes, des plus jeunes aux séniors, des loisirs à l’équipe professionnelle.

Pour entamer cette longue série de portraits, commençons par celui qui se dépense sans compter pour « son club » et ce bien avant qu’il en prenne la présidence en juin 1999, à savoir Frédéric Pastorello.

 

 

Frédéric Pastorello, un président atypique

Le monde associatif, le jeune « Fred » connaît bien et pour cause, puisque ses deux parents ont toujours évolué dans ce milieu dédié au sport amateur et au social.

Membre actif à l’ASMJC Ranguin depuis son enfance, il doit pourtant trouver un autre point de chute après la dissolution de son club. C’est donc en 1990 qu’il rejoint le MOM pour en prendre la présidence 9 ans plus tard. « Quand je suis arrivé, nous avions une équipe féminine en régionale et une équipe masculine en départementale » se souvient-il.

La mixité a toujours été une évidence

Un ré-embobinage de la mémoire qui n’est pas si lointain, mais qui ravive de merveilleux souvenirs dans la tête du président mouginois.

Sans bruit, le MOM va alors commencer à gravir les échelons jusqu’à présenter ses deux équipes séniors masculine et féminine en Nationale 2. Si les féminines poursuivent leur ascension pour se hisser en N1, les masculins n’obtiendront pas le maintien. « Le choix s’est donc fait sur le terrain, mais pour moi la mixité a toujours été une évidence et nous sommes fiers d’être un club formateur aussi bien pour les filles que pour les garçons », insiste-t-il.

D’ailleurs dans ces moments magiques vécus parmi les siens, bien sûr les titres de « ses filles » en Coupe de France (2016/2018) et le match de la montée en LAF font partie de ses plus beaux souvenirs, mais il garde quand même une place de choix dans son cœur pour le titre de champions de France de ses « minimes » en 2015.

La reconnaissance officielle de la FFVB après l’obtention du label formateur est également une belle récompense des efforts de chaque éducateur impliqué auprès des jeunes, voire des très jeunes.

Une aventure humaine

C’est aussi pour cela que « la marque MOM » se veut singulière. « Je veux garder la philosophie du club et que cela reste une aventure humaine pour tous ceux qui s’engagent avec nous. J’ai d’ailleurs beaucoup de chance d’avoir des personnes de qualité à des postes clés, mais aussi des bénévoles exceptionnels qui n’hésitent pas à prendre des congés pour participer à l’organisation de nos différents tournois jeunes. Notre fierté est aussi de présenter cette saison une équipe professionnelle composée à 50 % par des joueuses françaises et parmi elles, quelques jeunes en devenir pour la future équipe de France » lâche le président.

Bien qu’inscrit dans le gotha du volley féminin cette saison, le club n’a donc pas l’intention de « vendre son âme » même si Fred Pastorello est bien conscient que les finances restent l’un des atouts majeurs pour faire tourner la machine.

A ce propos, depuis le mois de mai, le président du MOM a d'ailleurs abandonné (provisoirement) son entreprise Art Plus pour partir en quête de nouveaux partenaires afin de  rester dans les clous de la DNACG. Un engagement financier qui a déjà séduit nombre d’entreprises, artisans et commerçants mouginois mais la liste est loin d’être exhaustive pour permettre au club, dans son ensemble, d’asseoir son équipe professionnelle au plus haut niveau mais aussi de répartir ses moyens dans le secteur de la formation.

 

Entre incertitude et nouveauté

Dans quelques semaines à peine, le MOM va donc officiellement entrer dans la cour des Grandes en accueillant ses glorieuses voisines du RC Cannes (mardi 23 octobre à 20 h aux Oiseaux). Un premier match de gala pour les Mouginoises, pour lequel le gymnase « Roger Duhalde » fera forcément le plein.

Une salle dont le sol a été repeint pour respecter les couleurs de la LAF et ses lumières remises aux normes. « On fait tout ce qu’on peut pour que ça ressemble à une salle pro ». Une phrase non dénuée d’humour, lancée par le président mouginois, tant l’arrivée du MOM en LAF a déjà fait beaucoup parler dans le microcosme du volley azuréen.

Une saison que Frédéric Pastorello qualifie déjà comme étant celle de « l’incertitude » et de la « nouveauté ».

 

 

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